En 5 lignes ...
LETTRE D'INFORMATION SUR LE MANAGEMENT PAR PROCESSUS. [#20 - DECEMBRE 2009] |
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Entre vos derniers tours budgétaires et les fêtes de fin d’année, l’actualité de la planète a intercalé le sommet sur le réchauffement climatique. Nous sommes tous concernés. Néanmoins, le seul climat abordé dans cette newsletter sera celui du travail coopératif. Les climatologues ne nous montrent-ils pas l’exemple ? Dans leurs pas, nous avons mobilisé les concepts de la physique : calories, pression, température … Le désir vient avec … mais n’en faisons pas tout un poème ! La seule matière première que nous cherchons à raffiner est l’information. C’est probablement la plus importante et la plus délicate. A l’origine du « Climategate », les scientifiques qui se sont fait pirater leurs messageries ne nous contrediront pas …
Toute l’équipe d’e-media management vous souhaite de passer de bonnes fêtes de fin d’année.
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Alain GUERCIO & Laurent HOUMEAU |
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| [ ORGANISATION ] : Imaginez Arthur Rimbaud sur Twitter … |
[ source : « La capacité prédictive de nos systèmes socio-techniques va-t-elle tuer notre libre arbitre ? » par H. Guillaud sur InternetACTU.net ]
Le concept de calories a été inventé à la fin du XIXe siècle alors qu’on cherchait à optimiser la force de travail humain. Au XXIe siècle, on retrouve le même type de question avec le cerveau : nous connaissons une explosion démographique des idées qu’il n’arrive pas à couvrir. Que faut-il oublier ? Quelles informations retenir ? Qui va les retenir pour nous ?
Désormais, ce sera décidé par nos objets, par le réseau, par le nuage d’information dont nous dépendons. Par exemple, Google saura avant nous si ce que nous nous apprêtons à regarder va nous intéresser … L’outil façonne l’humain qui l’utilise. En recueillant de plus en plus de données comportementales et en y appliquant des algorithmes prédictifs sophistiqués, notre perception de nous-mêmes va se modifier.
Le cerveau humain a l’habitude d’être surchargés d’informations sensorielles, mais le niveau sociétal et gouvernemental ? Shakespeare et Kafka - et tous ces grands écrivains - ont traduit la modernisation de la société dans la littérature … Maintenant, nous devons trouver des personnes qui traduisent ce qui se passe au niveau des logiciels. |
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| [ PILOTAGE ] : Après la pression, on parle de la température ? |
[ Source : « Pour un management du désir » d'Hervé Gourio sur Entreprise et Progrès ]
La pression sur les exécutants s’est accrue fortement depuis 15 ou 20 ans. La globalisation accroit la pression des clients dans les services. Dans l’industrie, le coût d’un ouvrier asiatique exécutant des tâches pas trop complexes coûte 10% du coût d’un ouvrier européen. L’écart se réduira au cours du XXIe siècle, mais il y a de la marge …
La pression vient aussi de la volonté généralisée de mesurer finement la productivité dans tous les types de tâches. Comme si la performance et l’efficacité d’un salarié pouvait se résumer à des chiffres dans des cases ! La confiance a déserté de nombreux lieux de travail.
Il semble excessivement important de substituer à la pression sur les salariés, le management de leurs aspirations. Et pourquoi ne pas le dire : de leurs désirs. C’est l’une des caractéristiques de l’entreprise de demain. Pour être performante, cette dernière devra laisser vivre la diversité et donner du « jeu » à ses engrenages. Bien plus que sur un cours de bourse incertain, c’est sur cette satisfaction des salariés et des clients que devrait être jugée la qualité d’une entreprise. |
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| [ SYSTEME D'INFORMATION ] : Raffiner du capital informationnel brut |
[ source : La modélisation des données revient en grâce » par F. Guerin sur le JdN du 22/10/09]
Apparue il y a une trentaine d'années, la modélisation de données était, jusqu'à récemment, passée quelque peu au second plan. On privilégiait d'autres approches, notamment autour de la modélisation des processus ou du langage UML. Malgré une certaine méconnaissance de ce que sont et à quoi servent les modèles de donnée, on constate un regain d'intérêt pour cette démarche exigeante, mais qui se révèle toujours payante.
Les données sont l'élément persistant du système d'information. Celui qui survit à toutes les évolutions applicatives, à tous les changements, à toutes les migrations. Elles constituent le matériau brut du capital informationnel de l'entreprise. Mais leur présence va parfois tellement de soi qu'on en oublierait presque qu'elles ne sont pas des commodités banalisées, malléables à volonté et sans précaution. Elles possèdent chacune leurs propriétés, leurs règles, leurs contraintes propres. Bien connaître son système d'information, c'est avant tout bien connaître ses données : quelles sont-elles ? où sont-elles ? que représentent-elles ?
De plus en plus riche et partagé, le modèle de données constitue aussi un excellent terrain de discussion entre maîtrises d'œuvre et maîtrises d'ouvrage. Méconnaître ses données, c'est courir le risque de rencontrer des problèmes de qualité, de fiabilité ou de dispersion de l'information. Ceci est particulièrement sensible dans les projets décisionnels ou de Master data management. Une chose est certaine avec les modèles de données : ils finissent toujours par rendre de grands services. |
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| [ QUALITE ] : Pas de raz de marée sur le développement durable |
[ source :
« L’entreprise de demain » La libre.be, chronique universités du 30.11.09 ]
Une étude vient d’interroger des étudiants en gestion d’une part et des cadres d’autre part sur les missions et valeurs de l’entreprise de demain et de ses dirigeants. C’est sur les aspects liés à l’environnement et au développement durable que les différences se marquent le plus. Cependant, il ne s’agit en rien d’un raz de marée !
Le développement durable représente le 4e item sur 12 sur la liste des étudiants, après la gestion d’équipe, l’innovation et la gestion des risques. L’égalité des chances et la responsabilité sociétale (RSE) sont largement moins demandées.
Trop souvent, les enjeux environnementaux (quand ce n’est pas uniquement la problématique climatique) sont dissociés des autres questions. Une entreprise peut-elle avoir une vision économique à long terme en n’intégrant pas, entre autres, les pénuries de matières premières et les changements en matière de mobilité qui s’annoncent ? C’est aussi peu sensé que d’ignorer la globalisation de notre économie.
Il est étonnant de voir que la gestion des risques environnementaux est considérée par tous comme l’une des cinq missions prioritaires de l’entreprise de demain, mais pas comme une valeur essentielle des hommes qui la dirigeront. Ce dernier point implique une réflexion profonde sur les notions de sens, de valeurs et de responsabilités individuelles et collectives. |
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| [ CONDUITE DU CHANGEMENT ] : j’viens t’voir pour savoir si t’as lu mon dernier « post » ? |
[ source : : « Collaboratif : commencez par les process ! » sur le blog de JB Plantin ]
« Alors, comment on va animer le contenu ? » est la question qui revient le plus lors de la mise en place d’une plate-forme collaborative. Pourtant, il ne sert à rien d'essayer d'inventer des contenus. L'intérêt d'une plate-forme de réseau social d'entreprise réside dans sa capacité à canaliser, structurer et capitaliser les échanges professionnels.
Par exemple, si votre priorité concerne les projets, il convient de structurer les groupes par rapport à des projets. Les animateurs de ces groupes sont tout simplement les responsables de ces projets. Ils vont s'assurer que les membres utilisent bien ce canal pour structurer et capitaliser l'activité du projet : les points en cours, les points à venir, les interrogations sur les orientations à prendre, les benchmarks …
L'objectif d'une meilleure connaissance des gens entre eux (le social) n'est que la résultante. Dès lors qu'un responsable de projet n'utilise pas la plate-forme, on peut considérer que l'objectif est manqué. Pour relativiser... Il y a une dizaine d'années, il fallait lutter contre les gens qui téléphonaient à leurs correspondants pour savoir s'ils avaient bien reçu l'email … |
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La réalité des managers est multiple et en mouvement. Nous pensons qu'une situation réelle gagne à être regardée sous des angles de vue différents, complémentaires. C’est le parti pris d’e-media management. C’est la vocation de notre newsletter. Bimestrielle, elle s’appuie sur diverses sources accessibles à tous sur les « 5 lignes de notre portée » : l’organisation, le pilotage, les SI, la qualité et la conduite du changement.
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